Devil will love me the way he loves hell • Love

Sujet: Devil will love me the way he loves hell • Love   Dim 13 Oct - 22:40
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Devil will love me the way he loves hellft. Niklaus Mikaelson

Le cœur en miettes, j’avais erré pendant de longues journées sans but dans les rues de la ville. Je n’avais aucun objectif car mon existence même avait perdu tout sens. J’avais œuvré contre moi-même pour la destruction de cette idylle qui seule me procurait la sensation d’avoir une raison de vivre. Je pensais qu’exister n’était pas si mal mais la solitude qui régnait en reine sur mon cœur me poussait vers un désespoir abyssal. J’avais songé mettre fin à ce calvaire qui me donnait envie de vomir à la moindre goutte de sang ingurgitée, envie de cracher mes poumons à la moindre bouffée d’air aspirée. Plus rien n’allait, tout s’était déréglé dans mon corps malingre. Malade, je me sentais dépérir de jour en jour alors que les larmes ne voulaient même plus couler. J’avais cru que je pourrais survivre à une telle perte mais la tristesse qui m’imprégnait toute entière me submergeait. J’avais perdu le sens du goût. J’avais perdu le sens de l’orientation errant comme une âme en peine. J’en étais arrivée à éprouver une profonde pitié envers me propre personne. J’avais cru que ça me passerait mais je me trompais. Ce gouffre dans mon cœur ne comptait pas se combler sauf dans le sommeil éternel qui m’apporterait la fin de toute souffrance. Mais je manquais de courage redoutant que cela ne fasse peser une trop grande culpabilité sur les épaules du seul être qui mérite que je donne ma vie pour lui. Je me laisse tomber lourdement sur le matelas ramenant la couette par-dessus ma tête. Je ferme les yeux cherchant le sommeil qui tarde à venir. Il semble me fuir lui aussi me forçant à repenser encore et encore à ces derniers moments en compagnie de l’homme de toute mon éternité, ceux sonnant le glas de notre histoire. Il n’y avait plus aucun espoir, tout avait définitivement pris fin entre nous. J’échappe de longs sanglots alors que finalement mes yeux se ferment pour m’offrir quelques instants de répit. Mon corps me semble étonnamment lourd s’enfonçant dans le matelas comme si j’étais happé dans sa chaleur. Je me sens au milieu d’une mer houleuse qui m’aspire toute entière. Le souffle me manque alors que je suffoque. J’ai terriblement froid, frigorifiée jusqu’à l’os. Je tremble de tout mon être avant de sentir une chaleur qui vient me lécher la peau. Je n’ose pas ouvrir les yeux alors que tout me semble étrange que ce soit les sensations, les bruits. Je me tiens sur mes jambes sans même comprendre comment.

Mes yeux s’ouvrent brusquement lorsque la voix résonne. « Alors tu cherches la mort ? Sais-tu que la souffrance éternelle t’y attend ? L’Enfer est le seul univers que tu puisses connaître mais prends ma main et tu en seras une reine. » Je fixe l’être qui me fait face avec une fascination qui me coupe le souffle. Je ne le connais pas mais il m’attire comme si mon âme lui appartenait déjà. Je ne bouge pas mais lorsqu’il s’approche, je m’offre à lui. Je ne songe pas une seule seconde à lui résister lui offrant mon être pour croire en ses belles promesses. Possédée, je suis foudroyée par une force qui me dépasse et qui m'envoûte, sujet de sa convoitise, je suis désormais sa promise. Il m’offre un royaume quand je pensais que la ville entière était perdition. Je me sentais à la maison en ces lieux de dépravation qui faisait écho à celle dans mon cœur. Je suis prête à tout oublier. Je ferme les yeux et le temps semble prendre une toute autre tournure dans ce monde. Je suis littéralement tombée dans le royaume des Enfers pour faire face à Lucifer lui-même. Il est loin du monstre que l’on dépeint dans les livres pour enfants. Il n’est pas aussi monstrueux mais ses châtiments sont dignes des plus grands tortionnaires ayant traversé à travers toutes les époques. A chaque âme que nous invoquions, le sol se mettait à trembler avant que l’invoqué n’apparaisse au centre d’un cercle de feu infranchissable jusqu’à son châtiment n’ait été prononcé. Vêtue d’une longue robe noire, au ras du corps, fendue jusqu’à la hanche, je suis méconnaissable. Ma chevelure blonde a pris la teinte de celle du corbeau, tombant lisse dans mon dos. Mon regard plus perçant sonde l’obscurité alors que le choc ne se lit pas sur mes traits en reconnaissant le futur condamné. Ma voix résonne semblant venir de toute part. Méconnaissable, elle répète ces mots tant de fois prononcée pour les futurs suppliciés. « Les Enfers t’ont appelé à eux Niklaus Mikaelson pour tous les crimes terrestres que tu as commis. En ce monde, tu n’es qu’un être comme tant d’autres dépourvus de tous ces pouvoirs qui t’ont permis de faire couler le sang. Le temps de payer ta dette pour tes crimes est venu. Plaides-tu coupable ? » Déesse des enfers, je suis celle qui présidera ton procès devant le Prince des Ténèbres lui-même. Je suis devenue sa reine, sa Lilith. Je ne devrais pas trop m’approcher et pourtant je me dévoile te laissant apercevoir la nouvelle femme qui te fait face. « Je suis Lilith, reine des enfers. Je prononcerai ta sentence mais il te faudra d’abord tout me confesser, le mensonge n’étant pas permis sinon ce sera à lui de te punir et il ne fait pas dans la tendresse. Dis-moi love, quel est ton plus grand regret ? » Un sourire mesquin étire mes lèvres alors que je détenais le pouvoir.



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Sujet: Re: Devil will love me the way he loves hell • Love   Lun 14 Oct - 17:23
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« Devil will love me the way he loves hell »


       
Divergentes émotions. Quelles émotions ? Émergé, dans un silence où l'ombre mordait mon existence qui me constituait, je divaguais sous les ordres de mes propres démons. Par conséquent, je décidais de couper la fine partie de mon humanité et de permettre à mon bouclier de demeurer imperturbable. Alors que la lune pale se mariait avec le rideau d'étoiles, le sang coulait dans ma gorge. Elle ne portait pas de prénom, simplement sa chevelure blonde témoignait de mon conditionnement. J'aurais pu errer comme une lumière en recherche de son cristal flamboyant, mais la solution de facilité de nager dans les ténèbres était plus acceptable. La nuit se déguisait dans sa monstruosité comme mes pensées faibles où plus rien ne pouvait enrager mon corps. Plus aucune sensation, plus aucun but, plus aucun éclat même mon sourire machiavélique disparaissait en même temps que mon âme. J'étais définitivement mort, et pourtant vivant. Se languir de tuer telle une bête soulevait quelques souvenirs de mes premiers exploits où la vie des autres n'était qu'une misérable cacophonie. Je ne comptais plus le nombre de cadavres gisant sur le parquet d'une représentation théâtrale, de plus, je sacrifiais leur corps inerte sur les murs sibériens à l'aide d'épingles pour les costumes. Un travail acharné, un temps interminable où la vie ne transpirait plus mon air, plus aucune silhouette sera vive de souffler lors de ma traversée. Aucune. Puis brusquement, un vent glacial transperçant mon corps ouvrait les portes du théâtre, drôle de frisson pour un être qui ne pouvait ressentir. Concentré sur cette apparition invisible, mon esprit résonnait à plusieurs reprises dans un son d'écho à cause d'un coup à la tête précis. Soudainement, un mal violent s'immisçait sans que je puisse contrôler alors que mes phalanges se transformaient en poussière. J'étais spectateur de ma propre désintégration corporel et malgré la douleur de cette manifestation, le silence s'adonnait à un mutisme, incapable de hurler. Mon esprit n'était plus là, je ressentais un étrange vide comme-ci je vivais une transformation mécanique. Seul le tremblement de la pièce permettait une vision saccadée de ma triste funeste mort ? Un bouquet de flammes entourait mon être, et ma perception se floutait à la chaleur qui brûlait mes yeux. Je subissais la notion d’effervescence, un effet que je n'avais plus goûté depuis plus de mille ans.

L'attente était sourde tandis qu'une voix lointaine m’interpellait, elle me provoquait des vibrations dans mon crâne. À cet instant, j'avais l'envie d'arracher mes cheveux et de pousser un cri de rage inconditionnel. Cette foutue chaleur oppressante était toujours présente, je sentais tout le poids de mon corps alors que j'observais mes mains dans un état naturel. Je n'osais pas relever le regard préférant scanner l'amas de flammes autour de moi, il dansait comme un pantin. Puis de nouveau cette voix jacassante des mots incompréhensibles. Mon purgatoire avait-il sonné son dialecte ? Bien que l'usage de mon corps était présent, mes forces surnaturelles avaient été bannies. Étrange bizarrerie. Puis, mes yeux clairs se redressaient pour faire face à mon environnement, encore des flammes. Encerclée, telle une bête de foire sans porte de sortie, avais-je mentionné que j'étais claustrophobe ? Instinctivement, je suivais l'intérieur du cercle dans mes pas pour tenter de calmer ma nervosité ainsi, je ne prêtais pas attention à cette voix féminine. Mais malheureusement, derrière le voilage, je restais figé sur l'apparition de ce visage, bien que mon regard vague sur sa silhouette, une mauvaise plaisanterie. Ou étaient les caméras ? Étais-je le pantin d'une télé-réalité ?

Je plantais mon regard ténébreux dans le sien ne portant plus aucune trace de Camille. Seule la profondeur de ses pupilles traduisait le lieu : l'Enfer. Je n'étais pas idiot de croire que le Paradis ouvrirait ses portes à mon âme vagabonde. Décontenancé, mes lèvres tremblèrent sous le poids de ce fantôme : « C'est... Que... Camille.. » soufflais-je avec une expression puant l'étonnement. Et pourtant, je reprenais vite mon attitude désinvolte tandis que ma posture respirait la fierté. Si elle pensait que j'allais fléchir sous son étiquette de reine des Enfers, elle se fourvoyait :          

« Plaider coupable pour mes crimes affreux ? Certainement pas. Qui serais-je pour abandonner ma propre personne à une ridicule vision Camille ? J'assume tout. Il est facile de condamner un homme de ses actes sans comprendre pourquoi. D'ailleurs, toi, si ta présence est ici. Quels ont été tes crimes ? Alors veux-tu garder ta fatalité pour le mur de tes lamentations. » crachais-je d'une voix torrentielle.  

Je levais les yeux au ciel, aguichant un air très hautain :

« Le pouvoir ne fait pas un homme Déesse des fruits. C'est le cœur qui reflète l'âme, malheureusement, je ne possède plus cet organe. Je devrais être jugé en tant qu'humain et non créature surnaturelle à cause de l'envolée de mes pouvoirs. Est-ce bien équitable ? Puis, si la poésie de l'art ou la musique est un crime, je plaide coupable. » croisant mes bras sur ma poitrine.

Agacé par ses propos dérisoires, je poursuivais avec détachement dans le timbre de ma voix :

« Et puis, mon ancienne amante a volé le mien avec elle. Mais tu devrais le savoir puisque tu as l'air d'être elle, sous une autre forme de spiritualité. Serais-tu devenue maléfique au point de revêtir ce genre d'accoutrement ? L'ombre ténébreuse n'est pas spécialement la valeur du mal. » courbant les arcades sourcilières avec un ton très moralisateur piquant légèrement un humour en comparant son identité à un litchi.

Un soupir hargneux suivi d'un grognement, s'échappaient de mes lèvres et pourtant, sa question était très pertinente. Je portais une promesse intérieure, celle de ne plus jamais évoquer un mensonge :

« Oui. Je me suis interdit le droit d'aimer depuis toute mon existence préférant prôner une révolution émotionnelle. Malheureusement, le sentiment profond de l'amour est le plus virulent que toutes mes atrocités, alors montre moi ce que l'Enfer possède en matière de torture. Montre moi une douleur plus intense que le manque de battement dans mon cœur. » posant lentement ma main sur ma poitrine pour désigner ce que j'avais perdu.

Évidemment que la panique de devenir humain était omniprésente puisque je ne savais plus contrôler ce corps. Pour le moment, je tentais de garder la tête froide et palpiter mon calme désireux de sortir de cet enclos flammé. J'avais chaud, trop chaud, mon souffle était court, cette chaleur allait me tuer.


« Donne-moi du poison pour mourir ou des rêves pour vivre.»


       
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Devil will love me the way he loves hellft. Niklaus Mikaelson

La brûlure avait transpercé mon être tout entier portant en elle les premières signes d’une renaissance sous un jour nouveau correspondant à la noirceur de ma nouvelle trajectoire. L’illumination qui m’avait traversée portait en elle son lot de douleurs, expiations pour mes crimes que j’avais pu regretter. A chaque remord que je m’étais épargnée, la douleur avait décuplé alors que je revivais encore et encore les images de ces actions jusqu’à pleurer et supplier pour le pardon. Une fraction de secondes, c’est tout ce que ce supplice avait duré. Enfin, c’est ce qu’IL avait affirmé quand je l’avais accusée d’être un bourreau et d’y prendre plaisir. J’avais lu la pitié dans son regard avant que son sourire mystérieux, à la fois bienveillant et maléfique m’avait fait comprendre la velléité de mes mots. Tout cela le dépassait sans jamais même l’atteindre. Devenir une reine n’aurait pas dû me faire si mal, je pensais que c’était une chance et non une malédiction. J’aspirais à la mort mais depuis que je la côtoyais à chaque instant, j’en étais venue à la haïr. Punir ceux qui le méritaient ne présentait qu’un faible intérêt et ce chemin de corps que j’avais laissé derrière moi me semblait soudain revêtir le masque d’une farce. Je ne voulais plus voir la douleur dans les yeux hantés par les regrets. Je ne voulais plus voir s’effondrer ceux que la mort avait cueillis à l’aube ou à la fin de leur existence. Expier ses péchés me semblait une lourde punition pour quelques instants d’égarement. J’avais enfin compris la leçon et j’étais piégée en ce monde funeste pour semer encore plus la désolation. Le plaisir éprouvé avait laissé un goût d’amertume entre mes lèvres avides de sang et ivres de désir. Je mourrais de soif mais ce n’était que la réminiscence d’une vie antérieure, un réflexe qui ne m’était plus vital. Je voulais vomir dès que le liquide rougeâtre, ferreux coulait dans ma gorge. Mes lèvres avaient goûté à des exigences plus bestiales et j’aspirais à un peu de douceur. Je leur volais leur âme et j’y perdais des bribes de la mienne. J’étais devenu l’objet de convoitise d’un ange déchu et déesse de la mort, je jouais un rôle qui ne me seyait guère. Le visage familier me rappelle des bribes de cette existence que j’aurais dû oublier, souvenirs arrachés au prix d’un sacrement de reine. Je souris fièrement avant que ma voix ne résonne sèchement dans l’air. « Lilith. Es-tu devenu sourd en te retrouvant privé de ta vie ? Ne m’appelle plus par ce nom… haï qui n’évoque plus rien dans mon esprit. » Mensonges me hurlent mes membres qui se crispent. Je m’immerge dans ce rôle qui ne me sied guère. Mes lèvres s’entrouvrent pour laisser échapper une vérité mais je peux sentir son aura tout contre chaque parcelle de mon corps et je referme la bouche. Je secoue la tête chassant au loin mes doutes pour tenter de me convaincre que cette nouvelle opportunité me comble d’une joie immense. Je mordille ma lèvre en sondant les yeux de celui qui a donné un sens au mot amour cherchant au fond des yeux la réponse à mes questions.

Mais sa voix m’agresse alors que même dans la mort, il se pare de superbe. Il n’est plus rien, plus personne ici mais pourtant, il semble toujours se croire roi d’un quelconque royaume. Un ricanement mesquin retentit dans l’air alors que je m’approche de ce cercle de feu jusqu’à lécher les flammes de mon corps sans même tressaillir sous leur chaleur. « Niklaus Mikaelson, roi de rien du tout, tu sembles croire que tu pourras toujours garder ton air hautain quand d’un claquement de doigt, la douleur peut te faire ployer l’échine. » Je joins le geste à la parole sachant que la punition pour son effronterie prendra la forme de la pire douleur qu’il n’ait jamais ressenti dans sa bien trop longue existence. Mais la torture n’a jamais autant de pouvoir que lorsqu’elle se pare de sa dimension psychologique. Toucher le point sensible peut briser les âmes les plus solides et je n’ai pas besoin d’un quelconque pouvoir pour deviner les peurs les plus terribles qui le hantent. « Tu assumes certes tout mais tes regrets sont dans cet amour qui t’a toujours été refusé. Pauvre petit cœur qui voulait le respect, la fidélité de ses proches mais qui n’a récolté que blessures. Tu as cru que cela te donnait tous les droits mais tu as blessé bien des âmes. Il n’est pas question de juger mes crimes, les miens ont été expiés. » Je me sentais pardonnée pour ce que j’avais eu à éprouver la souffrance pour chacun de mes actes. Je devais encore purger ma pénitence pour un temps mais je savais que j’avais une opportunité à saisir de repartir sur une ardoise vierge. Je tente de garder une assurance même si je suis ébranlée par ses mots, sa proximité. Je voudrais ne pas être touchée par ses mots, par la sensation de pouvoir toucher du bout des doigts un rêve auquel j’ai renoncé. J’attaque pourtant avec assurance. « Alors ta seule excuse dans la vie pour tout ce sang que tu as répandu réside dans ce désir de sentir ton cœur battre follement dans ta poitrine. Alors ne devrais-tu pas être puni par ce même cœur que tu prétends ne plus avoir ? » Je le regarde alors que celui-là même qu’il niait avoir bat frénétiquement dans sa poitrine comme celui d’un enfant qui éprouve une joie si intense que la sensation en devient désagréable. Il peut ressentir le serrement qui lui rappelle combien ça peut faire mal un cœur qui se tord dans la poitrine. Mais le mien n’en mène pas bien large sous la dureté de ses paroles. Il m’accusait alors qu’il était celui qui avait fait couler des larmes d’une douleur profonde causée par la blessure qui jamais ne pourrait se refermer. Je ne peux retenir ces mots accusateurs qui pèsent sur mon cœur. « Tu m’as demandé de partir. Tu as sonné le glas d’une possible réconciliation m’arrachant le cœur de la poitrine. » Je secoue la tête ne voulant pas laisser ce passé revenir me hanter. Je me redresse de toute ma superbe traversant le feu de l’Enfer pour venir caresser sa joue avec une fausse douceur. Je soupire lourdement avant de sourire avec sarcasme. « Tu crois qu’il n’existe pas pire douleur ? Tu ne connais rien de ce lieu, ce purgatoire. Tu penses que tu as connu le pire mais tu respires encore l’espoir d’une chance et cette odeur m’insupporte. Ton cœur va battre encore plus fort, d’un amour qui va te transcender tout entier mais rester inaccessible. Tu ne pourras plus mentir sur les sentiments que tu éprouves. Nul maléfice en ça. Il n’y a qu’une seule volonté : celle de te faire connaitre le pire dans l’espoir qu’après avoir touché le fond, tu oses t’approcher de la lumière. » Je lui impose les pires images qui puissent réveiller ce cœur endormi. Je m’éloigne de lui, lui offrant la vue de mon dos, de mes courbes qui s’échappent. Je rejoins celui qui en ces lieux est mon roi pour m’accrocher à son bras en regardant la pauvre victime. « Avoue tes regrets. Sans mensonges. »



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« Devil will love me the way he loves hell »


       
L’exhalaison de cet univers rayonnait une odeur belliqueuse où les tréfonds de l'Enfer n'offrait que sadisme pour les âmes accusées d’irascibilité. Cette puanteur, qui enivrait mes sens, était le simple miroir brisé de mon intérieur, la Mort demeurait être intérieure et extérieure. Et malheureusement, ce monde rendait une musique étrange, loin des symphonies harmonieuses. J'étais une ébauche problématique face à mes tourments que je n'avais pas su vaincre même avec un entourage bienveillant parce que je refusais simplement de délaisser ma facette philanthrope. Une peur dévorante d'être faible et en réalité, être faible résidait dans la frustration de mes actes. La facilité n'engendrait qu'un escaladeur destructeur, alors qu'il suffisait d'accepter ses erreurs. Cette confrontation envers la perdition de l’identité de l'amour de ma vie risquait de changer la vision entêtée de ma paranoïa envers elle. Le point de non-retour n'existait pas pour les âmes sœur, elle pensait le contraire, mais inconsciemment, elle me donnait l'envie de ne pas abandonner. Et si, elle tentait de me repousser même dans un paysage inexploré, c'était à ma personne de lui prouver que sa présence était vitale à mes côtés. Ramper jusqu'à lui retrouver la raison, se plier jusqu'à épouser les pages inaccessibles d'une beauté flegmatique.

Un courant d'air sibérien causé par le timbre de sa voix m'arrachait un terrible regard intimidé. L'humour moqueur n'était pas au rendez-vous, quel dommage, moi qui souhaitais me mettre un peu plus à l'aise dans cette ambiance où je ne contrôlais plus rien. Elle s'avançait vers ma silhouette bravant le cercle de feu comme une épine implantée dans le doigt. Son cynisme était impressionnant, mais elle ne pouvait rivaliser avec le mien dans cette proposition. La prolongation de ses dires affectait mon esprit face à cette vérité fracassante concernant le manque d'affection durant mon essence. Pourtant, cette indignation avait été crachée des lèvres serpenteuses de mes proches, pourquoi ressentais-je, néanmoins, une blessure face à elle. Je perdais mon regard sur l'horizon, affaiblis par le contact de sa main, qui rappelait intensivement le besoin de l'Ange et de ma passion. Il était impossible de tirer une flèche définitive sur elle, je levais une main agressive pour éjecter la sienne, mais j'étais dans l'incapacité de terminer ma gestuelle. Son aura envoûtait l'ambiance pour m'attirer dans mes aveux, les plus profonds. Captivé face à sa coupe, elle possédait le pouvoir dans sa totalité, si bien que je me sentais démuni de mes armes verbales.

Le silence était meurtrié dont le ciseau pouvait fendre mon mutisme alors, je présentais un regard orageux au croisement de ses yeux. Néanmoins, l'attirance pour la reine des Enfers ou pour son identité d'une vie antérieure était l'écriture d'une même poésie. Malheureusement, une tornade imagée s'immisçait dans mon esprit contre mon plein gré alors que sa silhouette s'éloignait de ma cage dorée. À vrai dire, l'incompréhension était férocement palpable parce que je n'avais rien vécu d'aussi misérable. Des sensations ésotériques d'un pauvre gamin capricieux et arrogant, elles retraçaient l'exactitude de ma traversée sur terre bonifiée par un sacrifice. Jamais, je n'avais pas ressenti un tel vide, un tel gouffre malgré mon organe vital qui rythmait de façon très anormal. Je suffoquais, je manquais d'air, je portais même une main à ma gorge pour tenter d'aspirer la poussière brûlante. Mes membres tremblèrent comme un marionnettiste secouant son automate, je voulais que cesse cette machination. Des fragments douloureux d'une famille saccagée par mes soins, d'un amour indescriptible inerte, d'assassinats méprisables d'une vie éternelle brutalisée, alors que l'esprit hurlait en silence. La réminiscence était défectueuse, mais elle suffisait à me mettre à genoux par la douleur occasionnée, même le sol chaud ne soufflait pas à ma main de se retirer. J'avais besoin d'un appui, d'une escale pour tenir face aux coulures des larmes qui épousaient la forme de mes joues. Incontrôlable était cette fine rivière où brusquement, je plaquais une de mes mains sur mon cœur, il saignait à cause d'un poignard invisible. Les doigts imbibés de ce liquide précieux atténuaient le tremblement de ma gestuelle. Une impression d'évacuer toutes les atrocités commises, ou simplement, peut-être une réalité de ce que j'étais. La pluie ensanglantée se transformait dans une échappée fumeuse sur la terre brûlée. Et pourtant, les poings serrés déclarant une guerre à venir, j'étais prêt à bondir de leur attitude malsaine de me voir pleurnichard. Lentement, je rehaussais mon corps quitte à succomber à l'amas de flammes, délicieuse torture où la vérité profonde allait éclater. Elle voulait des réponses ? Très bien.

Mon visage se brumait avec l'immensité du feu et je crachais fortement dans une once très colérique. D'ailleurs, ma voix était bercée de tremblements névrotiques et j'inspirais fortement à chaque mot :

« Je regrette toutes les péripéties que j'ai pu engendrer dans le sillage d'autrui. Je regrette ma capacité à me brouiller dans les ténèbres tentatrices, je regrette d'avoir arraché le cœur à la femme de ma vie, mais je ne regrette aucunement mes actes, car ma trajectoire aurait été transgressée. Oui, j'ai perdu, tout perdu, mais les échecs ne font pas d'un roi, une véritable entité pathétique. Les échecs permettent d'évoluer un échiquier plus ambitieux. » toisant bestialement la direction de ses deux lugubres insectes.

Je m'écartais des flammes en hurlant, blessé émotionnellement, alors que mes pas se pressèrent dans une démarche inquiétante. Puis, je me retournais pour pointer du doigt le couple, tandis que je transpirais la jalousie de cet homme :

« Comment oses-tu te pavaner avec cet homme. Comment oses-tu me dire cette phrase biblique alors que toi-même, tu n'as pas pris le temps de me résonner. Tu es partie telle une lâche parce que tu avais peur. C'est si facile de me remettre au visage mes actes manqués pour t'octroyer le droit de revêtir cet accoutrement. Tu savais pertinemment que je t'aimais.. » baissant le ton de ma voix à la fin de mon lynchage pour émettre un temps de pause.

Mes lèvres tremblèrent dans une danse très frénétiques, agacé de tout ce subterfuge, je continuais de crier :

« Je déteste cette sensation de me sentir abandonné, de me sentir incompris. Je regrette ce monde qui ne voyait qu'un monstre dénué de sentiments, je regrette cette mort parce que plus jamais, je n'aurais pas l'occasion de serrer ma fille, ma famille, t'embrasser cette femme. Si j'ai appris une chose, c'est que l'amour ne meurt jamais puisque je retrouve mon pilier même en Enfer. Alors maintenant, roi des guignols, tu vas cesser de parader à ses côtés parce que c'est insupportable à l'intérieur. » posant mes deux mains sur ma tête alors que je rentrais dans une frénésie totale.

Je marmonnais dans ma barbe tentant de retrouver la raison :

« Je me déteste. je me hais. Cette façon de ne pas m'imposer de limites parce que je suis qu'un sale égoïste, cette façon de n'être que le fléau brisé de cette immaturité. J'ai manqué de courage en créant un cœur de glace parce que les sentiments indéniables ont cette capacité indélébile à me rendre fébrile, repoussant les éventuelles renonciations si je touchais au bonheur. Évidemment que le manque d'amour ainsi que la trahison ont joué dans ce tourbillon chaotique, et c'est à cause de ce manque que je suis l'auteur de ma propre déchéance. » soupirant de lassitude, je reprenais une posture droite alors que ma langue caressait mes lèvres sèches d'un amas de paroles.


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I became a Monster and now...

Devil will love me the way he loves hell • Love Original

There is no hope anymore !


Devil will love me the way he loves hellft. Niklaus Mikaelson

Ce jeu me semblait étrangement malsain car je ressentais un plaisir extrêmement jubilatoire à mener ainsi la danse. Je lui faisais du mal et cela me faisait du bien car j’avais la sensation de prendre ma revanche sur ce que j’avais ressenti tout au long de notre histoire. Je n’avais jamais eu le pouvoir avant ce jour et désormais cet afflux de pouvoir déferle dans mes veines. J’en ai la tête qui tourne ne sachant plus vraiment ce qui est bien de ce qui ne l’est pas. Je me laisse happer par cette impression sans chercher ce qui est bien de ce qui ne l’est pas. Je ricane légèrement à ses mots tellement ils sonnent faux. « Tu regrettes sans regretter et c’est là une grande désolation à entendre. Tu as une chance de réellement faire le bilan de tes actions pour peser celles qui étaient légitimes de celles qui ne l’étaient pas. Tu as une chance de donner une toute autre tournure à ton existence mais tu la gâches à penser que ta trajectoire était digne de celle d’un roi même d’un roi déchu. Ton ambition finira par causer ta perte définitive, tu n’as pas idée à quel point. » Je me sens terriblement désolée car j’aurais voulu qu’il puisse faire preuve d’une réelle volonté de prendre de meilleures décisions. Il a fait tant de mauvais choix et même face à la mort, il continue à se la jouer de haut. Il se prend de haut comme s’il avait encore un quelconque pouvoir. Il est pourtant affaibli. Il souffre et je peux le voir dans son regard. Cela me fend le cœur mais je n’en laisse rien paraître. Je me mordille la lèvre avec nervosité guettant la moindre de ses réactions. Mais à nouveau, ses mots me déçoivent. « Je suis partie car je savais que mon emprise sur ta personne était nulle. J’ai compris que ce que Mikaelson pense et veut, il l’obtient peu importe comment. Tu parles de lâcheté toi qui prétend aimer, avoir aimé alors que tu n’as jamais été capable d’ouvrir réellement ton cœur. Je ne le savais plus car tu as tout fait pour cacher sous un masque la nature profonde de tes pseudos sentiments. Il est facile d’arguer un cœur brisé pour justifier tes mauvaises actions. Il est facile de te chercher des excuses pour ne pas simplement avouer que tu es la pomme pourrie d’un arbre qui contamine chaque être qui s’approche trop de son astre incandescent. Tu es un soleil noir qui brûle et décime tout. » La grimace déforme mes traits angéliques lorsqu’il traverse ce feu. Je peux deviner sa douleur et elle me transperce avec la même intensité. Cela me blesse autant que ça le blesse et ses mots me vont droit au cœur. Je mesure le désespoir que cela peut lui causer de me voir au bras d’un autre mais je ne peux pas lui donner raison. Je ne peux pas accéder à sa demande sans que cela ne paraisse trop simple. Mon bras se passe possessive ment autour des hanches de l’homme qui règne en ces lieux. Je suis sa reine et je ne vais pas me cacher pour son bon plaisir. Je grogne comme un signe d’avertissement espérant qu’il comprenne qu’ici, c’est moi qui détiens désormais le pouvoir. Je domine ce monde et je ne vais le laisser minimiser mon influence pour décider de son destin. « Adresse-toi à moi et seulement à moi. »

Ma voix résonne froidement dans ces lieux. Elle me semble dénuée de toute émotion et je le regrette légèrement. J’aurais adoré que l’on puisse sentir la chaleur dans ma voix à défaut d’apercevoir celle dans mon regard. Je sais que c’est douloureux et je voudrais pouvoir le prendre dans mes bras pour le réconforter. J’aimerais sincèrement mais c’est tellement compliqué de franchir ce pas car j’ai une leçon à lui donner. Il se doit de la comprendre par lui-même. Je secoue la tête sentant le découragement poindre. « Tu t’accroches à cette impression que le monde n’a pu te comprendre. Tu penses que cela explique tout. J’ai rencontré de nombreux être comme toi qui ont su se faire aimer pour leurs innombrables qualités et faire oublier leur nature. Tu aurais pu montrer des sentiments. Mais c’était plus facile de se cacher derrière de fausses excuses. Je ne suis pas ton pilier. Je ne suis que le reflet d’une vie passée. Tu ne représentes plus qu’une âme de plus sur ma route. Tu n’éveilles rien de plus que de la pitié. » Je me détourne de lui lentement. Je lui tourne le dos chassant la tristesse dans mes yeux. Je tente de retrouver la force de ne pas me laisser aller. Je tente de mieux gérer mes propres émotions pour ne pas succomber à l’appel de cet amour qui ne pourrait que me tirer vers le bas. « Enfin, il y a une once de vérité et de sincérité dans tes mots. Je dois avouer que c’est un changement de discours fort appréciable. Je désespérais que même en pareille situation, tu sois capable de faire preuve d’introspection. Cela me rassure. » Je pose à nouveau mon regard sur lui et mon sourire est plus chaleureux. Je l’encourage à poursuivre dans cette voix pour lui offrir une perspective d’avenir. Je veux qu’il puisse regarder en avant. « Crois-tu que tu pourrais utiliser cette énergie destructrice pour faire preuve de quelque chose de plus grand que toi ? Tu pourrais agir différemment. Tu as toutes les cartes dans tes mains si seulement tu pouvais t’en donner les moyens. Laisse la glace autour de ton cœur fondre. Laisse ton cœur se réchauffer. Le bonheur pourrait alors devenir accessible mais c’est seulement si tu acceptes de livrer la vérité sur tes plus grandes peurs. Dis-moi ce que tu redoutes le plus à l’heure actuelle ? Quelle est ta plus grande peur ? » Je sais que ces mots là seront encore plus difficiles à prononcer. Il risque même de ne pas savoir du tout les prononcer. Je me détache de mon roi pour m’approcher lentement de mon ancien amant. J’hésite quelques instants avant de venir poser ma main doucement sur sa joue plongeant mon regard dans le sien. Il a quelque chose qui parvient à me toucher malgré moi. J’hésite un instant avant de venir lentement le serrer contre moi. Je respire son odeur familière avant de me détacher presque aussi rapidement pour instaurer une distance de sécurité. Je me lèche la lèvre croisant les bras sur ma poitrine. J’avais craqué mais je ne craquerai plus car il ne pouvait être celui qui me correspond. Il ne pouvait pas me rendre heureuse car ses démons étaient bien trop profondément enracinés. « Peut-être que je pourrais éprouver de la compassion non pas pour toi mais pour ta fille qui mérite un père qui fera preuve d’une plus grande sincérité de cœur. » Hope était une jeune fille adorable et elle n’avait pas toujours eu de la chance d’hériter d’un père comme lui. Elle en avait bavé et peut-être finirait-il par prendre conscience de sa chance si je lui offrais une ultime chance.



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Spoiler:
 
Sujet: Re: Devil will love me the way he loves hell • Love   Mar 12 Nov - 22:26
The Mad Wolf ♛
Niklaus Mikaelson
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♞ Dans l'enténèbrement, je n'ai trouvé qu'un mausolée interne où la prose se rebelle pour épouser l'âme d'un solitaire.

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« Devil will love me the way he loves hell »


       
L'essence parallèle de Camille était exposée comme une intrigante œuvre d'art devant mon regard stupéfait par son aura. C'était la première fois dans ce lieu, que je prenais le temps de naviguer mon regard sur sa silhouette puisque l'attrait de cette terre demeurait une connaissance acceptée. Néanmoins, cette ambiance macabre influençait partiellement mon imagination falsifiée pour offrir un véritable champ d'abjections. Plus la voix du démon s'élevait dans les hauteurs invisibles, plus elle se peignait dans un espoir de retourner dans mon monde puisqu'il semblerait que je possèdasse une chance afin de contrer mes erreurs énigmatiques. Était-ce de la supercherie ? Un Blasphème ? Un leurre ? Un moyen de broyer mon âme quand mon déni s'appuierait dans une révélation ainsi la conséquence serait de rire aux éclats de ma condition ? Et pourtant, cette bête ne manquait pas, comme à son habitude, de discernement et intimement, je lui donnais raison sur mes arguments dérisoires. Encré dans une persuasion perpétuelle, j'avais omis de regarder dans le regard d'autrui. Son irruption bruyante résonnait dans un vent glacial qu'elle coupait toutes formes de son au fond de ma gorge, hypnotisé par celle-ci. Plus aucun contrôle. Plus aucun pouvoir.

La facilité de lire dans les yeux injectés d'hémoglobines de sa possession était presque impénétrable, malheureusement pour elle, je connaissais à la perfection ses traits et l'attrait de son mal-être scintillait pour laisser entrer sa lumière. Elle était toujours élégante tandis que ses pas brisaient la distance entre nous. Plus rien n'existait, seulement elle. La jalousie pour l'homme s'estompait et se noyait dans un cyclone visuel, mon esprit refusait une telle image intrusive. Et soudainement, les couleurs ternes s'illuminaient autour de ce paysage sombre au toucher de sa main sur ma joue. Son regard si poignant fusillait instantanément mon corps telle une ivresse diabolique que les battements de mon cœur affolaient la cadence. J'avais l'impression, une nouvelle fois, de suffoquer, mais pas de douleur, d'un amour enveloppant mon organe vital. Mes yeux me piquaient dans un flot d'émotions, des vagues que jamais, je ne pourrais attraper si je ne sors pas d'ici, indemne. Alors qu'une larme coulait à son étreinte, je fermais mes paupières pour savourer ce moment où mes mains enlaçaient son corps svelte. Le temps me semblait stoïque comme-ci la clepsydre décidait d'arrêter ses aiguilles pour garder en mémoire cet instant précieux, hélas, de courte durée. Ses mots étaient des poignards, ou des fines aiguilles implantées dans une peau vivace lors d'un jugement dernier. Honnêtement à quoi devais-je m'attendre ? Surement à rien. Et pourtant, j'étais bercé par un espoir tordant mes veines, un espoir de vouloir goûter encore à ses lèvres, à son corps. À vrai dire, j'avais le goût pour beaucoup de choses, plus que dans mon monde réel. J'avais envie d'offrir mon affection, mes dires que je refoulais, et je ne savais pas comment les exprimer. Mais les questions de la bête résonnèrent dans mon esprit comme un carillon maudit pour une réflexion très consciencieuse.

Mes muscles relâchés tenaient ma posture toujours aussi droite et désinvolte, mais quelque chose avait permuté. Comme elle l'avait énoncé, mon discours tendait vers une voix sonnante dans une certaine rédemption de mes actes cruels, petit à petit. C'était la première fois, réellement que j'essayais de me comprendre, et surtout, de me connaître. Et en effet, ma raison était en étroite adéquation avec mes démons effarouchés. Je fixais un petit moment sa silhouette où ce silence glaçait mon sang et vrillais mon regard sur le sol endommagé par ses brûlures. Je croisais à mon tour les bras sur ma poitrine pour aussitôt les décroiser, nerveux, je titubais dans le faible cercle. J'avais encore cette douleur immense dans ma poitrine à chacun de mes pas :

« Un vieux dicton souffle que l'ambition fait mourir son hôte. C'est peut-être vrai et tu as certainement raison sur tous les points énoncés Lilith. Néanmoins, je reste catégorique sur les épreuves entravées puisqu'elles ont apporté une fille, et une âme sœur. Ce serait égoïste de hurler une autre trajectoire. » scannant toujours le sol comme une bête apeurée.

Je poursuivais tristement :

« Est-ce plus judicieux d'ouvrir son cœur à chaque fois que je croisais des femmes ou est-ce plus judicieux de demeurer silencieux afin de traduire un amour indescriptible. N'est-ce pas le fruit d'un véritable amour ? Le silence peut traduire beaucoup de phénomènes et je suis abattu que Camille n'ait pas eu l’occasion de le comprendre. Je suis très maladroit concernant mon cœur glacial. Le soleil noir ne peut pas briller sans son contraire, alors oui, effectivement, je suis ce que tu viens de décrire : un pourri. » avalant plusieurs fois ma salive et murmurant d'une voix très sensible.

J'arrêtais de fourmiller pour redresser mon visage vers le sien afin d'adresser sa question très pertinente : la peur. Autrefois, j'aurais clamé que rire de la peur était une de mes fictions préférées, que l'hybride originel était immortel, intouchable. C'était faux, je possédais de nombreuses failles recouvertes d'un ego surdimensionné pour me protéger. Mais aujourd'hui, une faille différente persistait :

« Une peur ? Là, tout de suite ? C'est de voir ton ombre restée en Enfer pour toujours sans ma compagnie. Une peur si dévorante de ne plus jamais échanger même un regard, une parole sanglante, une gifle, ne plus te dire, je t'aime au creux de ton oreille, ne plus tenir ta main pour nous pavaner dans mon royaume, apercevoir ce sourire si magique. Revenir sur terre avec un cœur brisé pour l'éternité sans avoir l'espoir de le réparer de mes désastreux cheminements. Errer comme un pantin de bois où mon désarroi rendrait mon âme si faible comme lors de mon sacrifice pour Hope. D'ailleurs, elle sait vivre avec l'absence d'un père et d'une mère, je suis tellement fier de ce qu'elle est. Néanmoins, je serais seul, et ainsi, les ténèbres se renfermeront sur moi octroyant un chaos ultime. Plus aucun moyen, de sauver mes proches, de sauver ma ville, car j'estime avec du recul, ma réminiscence comme une chance de montrer le héros que ma fille a tellement décris dans ses paroles et je ne pourrais le faire sans toi. Je veux être cet acteur, mais si l'acteur n'est pas guidé par son gouvernail, il devient rapidement risible. » répondis-je d'une voix puant l'assurance de mes mots tandis que mon regard ne tressaillait aucunement vers le sien. J'étais décidé à ouvrir les entrailles de mon cœur, j'étais décidé à offrir à mon bonheur, mes doux sentiments. Et une telle explosion impulsait encore une fois, ma poitrine. Je ne m'étais jamais senti aussi humain, aussi fort grâce à cette expression. L'amour inconditionnel pour mes proches n'était pas une faiblesse, mais une force réelle abattant les ennemis.


« Donne-moi du poison pour mourir ou des rêves pour vivre.»


       
(c) crackle bones

       


- | Death dances in everyone's shadow and she doesn't give a damn | -

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